La photo de mariage à la réunion.
Souvent lorsque je couvre un mariage à la Réunion, des invités viennent me voir pour discuter d'une passion que nous partageons très souvent. Inévitablement, la question de savoir si c'est mon métier arrive sur le tapis.
Disons-le clairement : la photographie de mariage, qu'elle soit à la Réunion où en métropole, doit obligatoirement être réalisée par un photographe inscrit en société où en Artisan, ce qui est mon cas par exemple.
Ainsi, tout photographe qui propose contre rémunération de couvrir un mariage sans être immatriculé est en faute, et susceptible de se voir rattraper par le fisc, Urssaf, etc... il doit OBLIGATOIREMENT avoir un SIRET à présenter.
Les lois sont faites pour être respecter et si le législateur a pris soin de couvrir juridiquement ce type de photo, c'est qu'il fallait prendre en compte 2 protagonistes :
1 - l'Artisan, en professionalisant ce métier et en filtrant théoriquement tout le manque de sérieux qu'on pouvait y trouver
2 - protéger le Consommateur, en le confiant à un professionnel reconnu et dûment déclaré.
Pour autant, aucun diplôme n'est nécessaire, et c'est une bonne chose : la photographie, même de mariage, est avant tout une activité artistique, au même titre que la musique, le dessein où la peinture. Elle doit donc rester libre d'accès.
La photographie de mariage est en effet, au delà l'aspect commercial que nous analyserons dans un prochain article, un métier difficile et exigeant.
Couvrir un mariage, c'est commencer ses photos souvent de bonne heure le matin, pour être présent dès les préparatifs, et continuer la journée, au même rythme que les mariés jusqu'à 22 heures, voire après. Entre l'intense concentration que cette activité demande (vous n'allez pas demander de refaire la scène de la larme à l'oeil, tout est en direct !) et le poids du matériel à transporter, la fatigue de photographe est réel.
L'heure du numérique n'a pas forcément allégé la charge de travail du photographe, contrairement aux idées reçues.
Tous les photographes de mariages devraient (je tremble à l'idée que cela ne soit pas toujours le cas...) développer et retravailler toutes leurs photos, avant de les livrer à leurs clients.
Une photo numérique se développe, au même titre qu'elle se développait à l'époque de l'argentique.
Ne confondons pas "développer" et "retoucher". Retoucher, c'est rajouter où enlever des choses fondamentales à la photo : c'est ce qui fait lourdement en photo de mode par exemple, sur vos magazines féminins préférés.
Développer, c'est travailler l'exposition, le contraste, le cadrage, l'intensité des couleurs : en gros, le développement, c'est sublimer la photo, et pas du tout la transformer.
Quel chanteur où musicien s'amuserait à vendre un disque qui ne soit pas passé par les mains d'un ingénieur du son, y compris en classique, jazz et autre domaine exigeant ? Pas un seul assurément !
La photo numérique fonctionne de la même façon : pas une seule photo dite professionnelle n'est présentée à un éditeur où à un client sans avoir été développé correctement, et ce, quelque soit la qualité du boitier où de l'objectif utilisé. Cette composante implique au photographe de mariage de passer du temps après un mariage, pour développer ses clichés avant de les montrer aux clients.
Bien organisé, un photographe pour une journée complête de reportage, entre le tri et les développements passe derrière son ordinateur le même temps passé que celui derrière son appareil photo. Tout dépend ensuite de l'organisation de chacun, de la puissance de ses outils, et de son savoir-faire.
C'est en ça également que la prestation facturée par un photographe de mariage, à la Réunion où ailleurs, ne peut être en deça d'un certain seuil, correspondant ne serait-ce qu'au temps passé à la prise de vue et ensuite au développement. Ainsi, si le photographe est présent 10 heures de suite pour le mariage et qu'il passe encore 8 heures derrière son ordinateur, cela signifie qu'il aura passé en tout 18 heures sur ce contrat. La facturation ne peut être en deça des 500 euros hors tirages, ce qui correspond alors à 27 euro de l'heure, TTC et hors charges et impôts payés par l'Artisan.
Combien de l'heure facture votre plombier où votre garagiste ? beaucoup plus, assurément !
Alors à la question de savoir "quelle est le bon prix", il n'y a pas de réponse.
Disons qu'il doit y avoir une certaine cohérence de marché, qui intègre les besoins et les ambitions du photographe qui fixe son prix et le pouvoir d'achat du consommateur.
Il y en a pour tous les gouts et pour toutes les bourses mais il paraît évident qu'en cherchant le plus petite prix possible, le client se rapprochera aussi de la plus basse qualité possible.
Disons-le clairement : la photographie de mariage, qu'elle soit à la Réunion où en métropole, doit obligatoirement être réalisée par un photographe inscrit en société où en Artisan, ce qui est mon cas par exemple.
Ainsi, tout photographe qui propose contre rémunération de couvrir un mariage sans être immatriculé est en faute, et susceptible de se voir rattraper par le fisc, Urssaf, etc... il doit OBLIGATOIREMENT avoir un SIRET à présenter.
Les lois sont faites pour être respecter et si le législateur a pris soin de couvrir juridiquement ce type de photo, c'est qu'il fallait prendre en compte 2 protagonistes :
1 - l'Artisan, en professionalisant ce métier et en filtrant théoriquement tout le manque de sérieux qu'on pouvait y trouver
2 - protéger le Consommateur, en le confiant à un professionnel reconnu et dûment déclaré.
Pour autant, aucun diplôme n'est nécessaire, et c'est une bonne chose : la photographie, même de mariage, est avant tout une activité artistique, au même titre que la musique, le dessein où la peinture. Elle doit donc rester libre d'accès.
La photographie de mariage est en effet, au delà l'aspect commercial que nous analyserons dans un prochain article, un métier difficile et exigeant.
Couvrir un mariage, c'est commencer ses photos souvent de bonne heure le matin, pour être présent dès les préparatifs, et continuer la journée, au même rythme que les mariés jusqu'à 22 heures, voire après. Entre l'intense concentration que cette activité demande (vous n'allez pas demander de refaire la scène de la larme à l'oeil, tout est en direct !) et le poids du matériel à transporter, la fatigue de photographe est réel.
L'heure du numérique n'a pas forcément allégé la charge de travail du photographe, contrairement aux idées reçues.
Tous les photographes de mariages devraient (je tremble à l'idée que cela ne soit pas toujours le cas...) développer et retravailler toutes leurs photos, avant de les livrer à leurs clients.
Une photo numérique se développe, au même titre qu'elle se développait à l'époque de l'argentique.
Ne confondons pas "développer" et "retoucher". Retoucher, c'est rajouter où enlever des choses fondamentales à la photo : c'est ce qui fait lourdement en photo de mode par exemple, sur vos magazines féminins préférés.
Développer, c'est travailler l'exposition, le contraste, le cadrage, l'intensité des couleurs : en gros, le développement, c'est sublimer la photo, et pas du tout la transformer.
Quel chanteur où musicien s'amuserait à vendre un disque qui ne soit pas passé par les mains d'un ingénieur du son, y compris en classique, jazz et autre domaine exigeant ? Pas un seul assurément !
La photo numérique fonctionne de la même façon : pas une seule photo dite professionnelle n'est présentée à un éditeur où à un client sans avoir été développé correctement, et ce, quelque soit la qualité du boitier où de l'objectif utilisé. Cette composante implique au photographe de mariage de passer du temps après un mariage, pour développer ses clichés avant de les montrer aux clients.
Bien organisé, un photographe pour une journée complête de reportage, entre le tri et les développements passe derrière son ordinateur le même temps passé que celui derrière son appareil photo. Tout dépend ensuite de l'organisation de chacun, de la puissance de ses outils, et de son savoir-faire.
C'est en ça également que la prestation facturée par un photographe de mariage, à la Réunion où ailleurs, ne peut être en deça d'un certain seuil, correspondant ne serait-ce qu'au temps passé à la prise de vue et ensuite au développement. Ainsi, si le photographe est présent 10 heures de suite pour le mariage et qu'il passe encore 8 heures derrière son ordinateur, cela signifie qu'il aura passé en tout 18 heures sur ce contrat. La facturation ne peut être en deça des 500 euros hors tirages, ce qui correspond alors à 27 euro de l'heure, TTC et hors charges et impôts payés par l'Artisan.
Combien de l'heure facture votre plombier où votre garagiste ? beaucoup plus, assurément !
Alors à la question de savoir "quelle est le bon prix", il n'y a pas de réponse.
Disons qu'il doit y avoir une certaine cohérence de marché, qui intègre les besoins et les ambitions du photographe qui fixe son prix et le pouvoir d'achat du consommateur.
Il y en a pour tous les gouts et pour toutes les bourses mais il paraît évident qu'en cherchant le plus petite prix possible, le client se rapprochera aussi de la plus basse qualité possible.
